Caisse enregistreuse

(Inv. 2014/104/1)


Bronce, madera
National Cash Register Company, Clase 400
Estados Unidos, 1913

 

Caja registradora frontal

Dans l'imaginaire populaire, les caisses enregistreuses sont un symbole d'argent. Fabriquées exclusivement pour manipuler les pièces de monnaie et billets dans le commerce, elles servent à tenir la comptabilité et protéger l'argent des magasins. Son inventeur est John Ritty, qui était un propriétaire de saloon aux États-Unis et qui a imaginé en 1879 une machine lui permettant d'enregistrer les entrées d'argent sans erreurs à la fin de la journée, et surtout d'éviter les vols de ses employés. Les premières caisses ont même été surnommées « La caisse incorruptible ».

L'invention s'est perfectionnée rapidement jusqu'aux machines électroniques que nous connaissons aujourd'hui. Les caisses enregistreuses sont l'une des évolutions ayant abouti aux calculatrices et ordinateurs actuels : cette machine, fabriquée en 1913, était déjà capable de calculer, enregistrer, faire la différence entre débit et crédit, déterminer l'employé qui réalisait l'opération, et remettre un reçu au client. C'était un outil de technologie complexe et coûteux.

Depuis 1885, les machines de la National Cash Register Company, adaptées aux monnaies de différents pays, se sont vendues dans le monde entier. Malgré les réticences des propriétaires et employés – les uns devaient investir dans une machine coûteuse, les autres avaient l'impression qu'on doutait de leur honnêteté –, les caisses National sont devenues un symbole de prestige que tout établissement de luxe devait posséder. Ses finitions voyantes, dont certaines étaient dessinées par la bijouterie Tiffany & Co., en ont fait des objets non seulement utiles, mais aussi jolis.

Le dernier propriétaire de cette caisse, qui l'avait acquise en 2014, était le restaurant de Bilbao Casa Vasca, qui a fermé la même année.

En exposition dans La monnaie, plus que de l'argent, Entresol, Salle 39.