Monument de Pozo Moro

Département de protohistoire et colonisations

 

Monumento de Pozo Moro

Culture ibérique VIe siècle av. J.-C. Nécropole de Pozo Moro, Chinchilla de Monte-Aragón (Albacete)
Matériau : grès

Dans les salles consacrées à l’archéologie ibérique, le visiteur peut admirer le monument funéraire de Pozo Moro, restauré lors de la mise en place des nouvelles installations. Durant ces années de rénovation, le monument a été démonté, étudié, restauré puis remonté à son nouvel emplacement. Les conclusions émanant d’une commission d’experts convoquée à cet effet ont donné lieu à une réinterprétation du monument et à la modification de son aspect final.

Le démontage a permis de mesurer et peser les pierres de taille, et d’évaluer leur état de conservation, mais aussi de documenter des traces d’outils et des signes de taille et de construction. Chaque pierre de taille a été étiquetée et emballée pour être ensuite transportée et restaurée à l’Institut du patrimoine culturel d’Espagne (IPCE).

Les problèmes de conservation détectés sont les suivants : attaque biologique, dépôts de poussière collés ou non, taches de fumée, effritements, fissures, fentes et désagrégation de la pierre. Lors de la restauration, on a procédé à un nettoyage aussi bien mécanique que chimique, une désinfection, des recollages, scellages, consolidations... Les réintégrations existantes ont été égalisées et une réintégration chromatique a été effectuée. Les plus grands trous ont été rebouchés avec des blocs polychromes texturés de polystyrène expansé. L’examen scientifique du monument a démontré l’existence d’un deuxième étage de lions, et quelques exemplaires de félins ont été fabriqués avec le même matériau.

Ces travaux ont été effectués par deux entreprises de restauration, et le démontage puis le remontage ont été réalisés par ARTELAN S.L., par le biais de la UTE (Union temporaire d’entreprises) MAN, et sous la supervision des techniciens du MAN et de la SGME (Sous-direction générale des musées de l’État). ARTYCO S.L. s’est chargé de la restauration, dirigée et contrôlée par l’ICPE (Institut du patrimoine culturel d’Espagne). (Les photographies présentées ici ont été prises par les deux entreprises)