Histoire des collections

 

Piezas del Museo

La collection du musée a été acquise de différentes manières, en fonction de la nature des objets qui la composent, bien souvent marquées par les circonstances politiques, culturelles et législatives de chaque époque.

Le de 1867 quant à la création du musée stipulait l’assignation d’un fonds constitutif, provenant du musée des Médailles et Antiquités de la Bibliothèque nationale, des objets archéologiques et ethnographiques du musée des Sciences naturelles et de la collection de l’École diplomatique supérieure. Ce fonds s’est rapidement accru grâce à de nombreuses donations et des achats auprès de particuliers, tels que les remarquables collections de Manuel de Góngora, José Ignacio Miró, José de Salamanca ou Eduardo Toda.

Il faut souligner l’importance de l’activité des commissions scientifiques, composées de membres du personnel du musée, qui ont effectué nombre de voyages, aussi bien en Espagne qu’à l’étranger. On retiendra en particulier les missions en Espagne de Paulino Savirón, Juan Sala, Juan Salas Dóriga, Juan de Dios de la Rada y Delgado et Juan de Malibrán, et l’expédition de la frégate Arapiles qui se rendit en Orient en 1871, d’où elle rapporta une importante collection d’objets archéologiques de Sicile, d’Athènes, de Chypre, de l’ancienne cité de Troie ou de Constantinople, entre autres.

Dama de Elche, visita escolar

À partir du XXe siècle, l’institution affirme son identité de musée archéologique. Une partie de ses collections, comme celles d’ethnographie, d’art oriental et américain notamment est transférée aux musées nationaux d’Anthropologie, des Arts décoratifs et de l’Amérique. Le musée put ainsi gagner de la place pour les nouvelles pièces provenant de découvertes et fouilles archéologiques, telles que les poteries campaniformes de Ciempozuelos (Madrid), la collection de Luis Siret présentant des objets de sites importants du sud-est de la péninsule Ibérique, ou celle du marquis de Cerralbo, résultat de ses fouilles sur des sites celtibères.

L’échange d’œuvres d’art avec la France durant les années 1940 permit l’acquisition des couronnes de Guarrazar et de la Dame d’Elche, d’abord exposées au Musée du Prado.
Durant les années 1970, des œuvres emblématiques rejoignent les collections, telles que la Dame de Baza ou le monument de Pozo Moro, ainsi que des pièces provenant de fouilles espagnoles effectuées en Égypte et au Soudan suite aux accords passés avec le gouvernement égyptien lors de la construction du barrage d’Assouan.

À partir de 1985, le nombre de pièces provenant de fouilles archéologiques a considérablement diminué, dcar les compétences en la matière ont été cédées aux communautés autonomes. Cependant, le musée continue d’accroître son fonds grâce à de nouveaux achats et donations.